Chargement
Bienvenue sur notre nouveau site Internet !
Mai 2026 / Temps de lecture estimé : 2 minute(s)
La hausse des coûts de l’énergie pèse directement sur la trésorerie des TPE et PME, en particulier lorsque les échéances sociales doivent être absorbées en parallèle.
Dans ce contexte, l’Urssaf met à disposition plusieurs leviers pour faire face à une difficulté de paiement. Les principaux sont le délai de paiement, la remise des majorations de retard et, pour certains entrepreneurs, l’ajustement des cotisations.
Des leviers concrets, à activer sans attendre
L’enjeu pour le dirigeant est d’agir rapidement avec un dossier structuré. Ces dispositifs ne sont pas automatiques. Ils reposent sur une demande motivée, des déclarations à jour et le respect de certaines conditions.
Chaque situation est étudiée individuellement. Les modalités d’accord sont appréciées par l’Urssaf selon la situation de l’entreprise.
Étaler la charge pour éviter la rupture de trésorerie
Lorsqu’une entreprise rencontre une difficulté, un échéancier peut être mis en place afin d’étaler la dette sociale. La durée est adaptée à la situation, dans la limite maximale de 12 mois.
La demande doit présenter de manière claire :
Ce mécanisme permet de lisser la charge plutôt que de laisser la situation se dégrader. Les délais de traitement varient selon la qualité du dossier et le canal utilisé.
Même en cas d’accord, certaines procédures comme l’envoi d’une mise en demeure peuvent intervenir sans remettre en cause l’échéancier.
Un prérequis essentiel : rester à jour de ses obligations
La régularité déclarative reste un point central.
Pour un employeur, la demande suppose d’avoir transmis la DSN, même en l’absence de capacité immédiate à régler l’intégralité des cotisations. Les cotisations salariales doivent également être déclarées et, en principe, réglées, sauf situation exceptionnelle examinée par l’Urssaf.
La part salariale ne doit pas être utilisée pour absorber une difficulté de trésorerie.
Réduire le coût des retards déjà constatés
En cas de retard, une majoration initiale de 5 % s’applique, à laquelle peut s’ajouter une majoration complémentaire jusqu’à régularisation complète.
Une remise totale ou partielle peut être accordée sous conditions, notamment en cas de bonne foi, après règlement des cotisations dues et après examen du dossier. Une demande motivée peut être nécessaire.
Ce dispositif n’efface pas la dette, mais permet d’en limiter le coût.
Ajuster les cotisations en cas de baisse d’activité
Pour les entrepreneurs individuels soumis à un régime réel, il est possible d’ajuster les cotisations en fonction de l’activité.
Deux leviers peuvent être mobilisés :
Ces outils permettent d’adapter les charges à la réalité économique.
Les micro-entrepreneurs ne sont pas concernés par ce mécanisme, leur régime reposant sur le chiffre d’affaires déclaré. Ils peuvent toutefois ajuster leurs déclarations et solliciter des délais de paiement en cas de difficulté.
Dans un contexte de hausse durable des charges, ces dispositifs constituent un appui concret pour gérer la trésorerie. Leur efficacité repose sur une démarche simple : anticiper, rester à jour dans ses obligations et présenter une demande claire et cohérente avec la situation réelle de l’entreprise.
Ce sujet vous intéresse et vous souhaitez en avoir plus, prenez un rendez vous avec votre Expert-comptable
Vous avez trouvé cet article utile ?
Les actualités du mois